La règlementation française impose une décontamination de tous les transformateurs avec plus de 50 ppm de PCB d’ici 2025. Qu’est-ce que le PCB ? Comme savoir si un équipement en comporte ? Quelles solutions permettent de l’assainir ?

Dépollution de transformateur, un impératif règlementaire

Le PCB désigne la formule simplifiée du polychlorobiphényle. Également appelé pyralène, il représente un liquide très odorant et épais. Il figure parmi les « polluants organiques persistants ». Il se retrouve dans la plupart des transformateurs fabriqués avant 1994. Cette substance semi-volatile se révèle très toxique pour l’homme et les animaux. Une exposition au PCB impacte négativement les fonctions reproductives et augmente les risques de cancer.

Une inhalation de Pyralène peut provoquer des infections neurologiques ou hépatiques, des bronchites, des céphalées, des vertiges, des dépressions, des troubles de mémoire et de sommeil, etc. Le PCB peut s’infiltrer dans le sol et souiller les eaux de la nappe phréatique. Les grandes entreprises et les sociétés industrielles doivent systématiquement décontaminer leurs transformateurs électriques qui contiennent du pyralène.

Dépollution de transformateur, une assistance garantie

Les détenteurs d’un transformateur dont le volume de PCB excède 50 ppm doivent déclarer cet équipement à la préfecture de leur département. Les appareils concernés portent généralement une étiquette jaune indélébile qui notifie clairement qu’ils contiennent du PCB. Dans le cas contraire, l’indication PCB/PCT/Pyralène/LIHT/LNAN/ASKAREL se retrouve sur leur plaque diélectrique.

En absence de ces informations, les détenteurs des transformateurs fabriqués avant 1994 doivent faire analyser l’huile de leur appareil par un laboratoire pour confirmer ou infirmer la présence de PCB. La meilleure astuce consiste à solliciter l’assistance d’une entreprise agréée pour le recyclage de transformateur souillé par le PCB.

Dépollution de transformateur, diverses solutions

Les structures autorisées recourent à trois différents procédés de décontamination.

  • La technique de vidange et étuvage pour retrofilling représente l’option la plus utilisée en France selon un rapport de l’Ineris.
  • L’autoclavage avec solvant permet la valorisation de certains constituants du transformateur pris en charge.
  • L’autoclavage sans solvant garantit un rendement élevé de décontamination.

Outre ces procédés de dépollution de transformateur, quelques structures proposent la destruction des déchets qui contiennent du PCB.